Invisible places

Claudio Bueno |

Échange entre le MIS et Avatar, La bande vidéo et LA CHAMBRE BLANCHE Ouverture le jeudi 13 octobre 2011 dès 17 h.

Imaginez que vous vous promenez dans un endroit où l’architecture ne peut être vue. Un endroit temporairement installé ailleurs – géolocalisé dans un champ vide, un terrain vague ou un grand jardin. Un lieu invisible, discursif, habité de coordonnées géographiques qui établissent les limites d’une architecture d’information et les fragments d’histoires vraies ou fictionnelles. C’est ce que Claudio Bueno nous propose d’expérimenter avec le projet Invisible places. Par l’utilisation d’une interface mobile géolocalisée, les gens seront invités à visiter un lieu invisible fait de textes, de sons et de coordonnées géographiques qui leur seront transmises au cours de leur déplacement dans l’espace. Ce lieu virtuel sera installé sur un territoire physique où les visiteurs pourront se promener pour découvrir ses multiples caractéristiques. Utilisant la sphère publique, les communications mobiles, Internet 3G et le GPS, Claudio Bueno s’intéresse aux relations entre l’espace, le corps et l’information.



Bio

Claudio Bueno vit et travaille à São Paulo, au Brésil. Il détient une maîtrise en arts visuels de l’Université de São Paulo. En 2009, il réalise une résidence au LabMIS, le laboratoire média du Musée de l’Image et du Son de São Paulo. Avec le groupe LAT-23, il participe à Transitio_MX (Mexico), à Connecting Urban Spaces (Philippines) et gagne le Rumos du documentaire Web décerné par l’Itaú Cultural Institute. Il a présenté son travail dans multiples lieux d’expositions au Brésil et, en juillet 2010, a participé à Art.ficial Emotion 5.0 avec le groupe Digital Poetics. L’artiste collabore avec le groupe de recherche sur l’art et la technologie du collège Santa Marcelina. Récemment, il a reçu une mention honorifique en art interactif du Ars Electronica, le Prix du festival Transitio_MX (Mexique) et a été nominé pour le Prix Sergio Motta.

Démarche

Claudio Bueno vit et travaille au centre-ville de São Paulo, lieu où la vie suit un rythme de plus en plus effréné, tout comme le flux d’informations immatériel qui la traverse. Ce contexte, habité par les dispositifs technologiques en réseau à l’intérieur de l’espace public et de l’espace privé, amène l’artiste à déceler de nouvelles relations avec les notions de demeures, de sphères publiques et des endroits provisoires que nous habitons lors de nos déplacements. Plutôt que de créer des lieux de résistance, il articule son travail à partir du réseau, montrant des flots d’informations invisibles qui apportent simultanément confort ou action. Au cœur du réseau, quelques contradictions s’exposent : absence et présence; désir d’être connecté et excès de connexions; fragilité, de même qu’endurance de l’humain et de ses relations par l’intermédiaire de la technologie; proximité et distance; corporel et incorporel; physique et virtuel. En somme, le travail de Claudio Bueno s’articule à travers la performance et l’installation, le concept de participation, le réseau, le lieu et la vie par médiation.




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